jeudi 15 août 2013

L'accouchement prise 2: prenez des notes

Bébé n.2 fête déjà son moisniversaire. Un 5 semaines qui a filé encore plus vite que sa naissance, complétée en 4 poussées. Mais cette fois-ci, nous étions en parfait contrôle de la situation. Quel plaisir de pouvoir revivre l’accouchement et les jours suivants sans le stress de la nouveauté. On rechausse de vieilles pantoufles déjà bien moulées. Des pantoufles qui percent les tympans, mais que l’on chérit tout de même.

    Bébé-glaçon — né en période de canicule, il tremble en bas de 26 degrés — nous a offert un accouchement de rêve. Zen et reposé par ma dernière nuit ininterrompue avant longtemps, j’avais le temps d’observer et de prendre des notes tandis que ma douce attendait de voir apparaître notre nouveau-né. Voici alors ma petite liste de choses utiles... et inutiles que j'ai remarquées.

  • Même si tout le corps médical demande à la mère « reposez-vous! » pendant son séjour, faut s’avouer l’évidence, elle ne se reposera pas! Surtout pas lorsqu’elle a des prises de sang, un repas à prendre, un cathéter à changer, un cabaret à ramasser, une température à vérifier, etc., les infirmières sont décidément bien optimistes ou... illusionnées. Surtout si on partage la chambre avec une autre nouvelle famille!
  • Jamais ma blonde ne sera aussi vite à l’aise avec une étrangère qu’avec l’infirmière qui s’occupe d’elle lors du travail. Elle n’est que 24 h avec nous, mais si elle est bien attentionnée, on a l’impression qu’elle nous sauve la vie. En quittant l’hôpital, on souhaite la cacher dans nos bagages pour l’avoir à portée de main. Notre fée marraine d’un jour.
  • Lorsqu’on suggère à la mère de manger un peu avant d’accoucher, vaut mieux trouver préalablement le petit plat dans lequel la « légère » salade de fruits refera surface.
  • Le poulet d’hôpital est gris et la cuisinière a un sérieux problème de papilles gustatives situés dans la région "jesalecommeunedéchaînée".
  • Une femme peut bien avoir son petit orgueil d’éviter l’épidurale, mais lorsque le seuil de douleur passe de 3 à 11 (sur une échelle de 10) en 2 min, il prend le bord vite en sacrifice.
  • Les visites devraient se limiter aux gens muets, surtout pour les chambres semi-privées. Ça prend 30 secs. Et les gens se sentent comme chez des amis et oublient vite que l’on vient de passer généralement un 24 h sans dormir. Et ce ne sera pas les prochaines 24 h, qui sera bien plus reposant.
  • Lorsque les gens accueillent dans leur bras le nouveau bébé fraîchement sorti de l’utérus de ma blonde et qu’ils s’exclament « ça sent dont bon un ptit bébé tout neuf », est-ce qu’il réalise qu’il est fraîchement sorti de l’utérus de ma blonde? Ah, ben coudon... Son dedans sent bon!
  • Ceux qui offrent des couches en cadeaux parce que « c’est toujours pratique! », est-ce que l'on peut leur offrir du papier de toilette à leur fête « parce que c’est toujours pratique »?

  
   D’ailleurs, côtés cadeaux, je terminerai avec une petite pensée pour les gens visitant une nouvelle famille à l’hôpital. Il est toujours apprécié lorsqu’on nous amène une simple carte; elles s’insèrent bien mieux dans nos valises qu’un parc à jouet, des camions et une horde de toutous. Les gens nous regardent en riant lorsqu’ils nous voient quitter l’hôpital avec une partie du ToysR'Us.


2 commentaires:

  1. Sympathique comme texte :-)
    Par contre, j'ai un peu sourcillé avec l'association de l'épidurable et de l'orgueil. Pour moi, les deux concepts ne sont pas associés.

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  2. Bonjour Roxane,

    je comprends que de parler d'orgueil et d'épidurale dans une même phrase vous fasse sourciller... et c'est un peu le but caché. ;) C'est plus un clin d'oeil que je fais à certaines femmes, car loin de moi l'idée de penser que les mères se refusent à l'épidurale que par orgueil.

    Je trouve ça par contre très drôle d'entendre des histoires de mères qui font leur "tough", consciemment, mais qui abdiquent en cours de route. :)

    Voilà!
    Matthieu, papa-nono

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