dimanche 14 octobre 2012

Le dernier trimestre

    Ça y est, je vais accoucher bientôt, mon petit bébé est bien formé. Il est complètement construit, il repose bien au chaud alors qu'il ne fait que se peaufiner dans les mains d'une autre. Cette semaine, moi et mon partenaire devons réfléchir à son petit nom. Je parle de mon livre, mon roman (eh oui, un roman!), que vous imaginiez-vous?

     Alors que les dernières étapes approchent rapidement - il devrait expulser en février - je remet sur les rails mon précieux blog qui m'a amené ce magnifique roman. J'ai pondu quelques nouveaux textes de mes dernières aventures de papa-nono et vous, gang de chanceux, vous aurez quelques inédits: les scènes coupées du livre!

    Nous avons dû retiré certains chapitres car notre roman devenait trop grassouillet. Déjà qu'il fera un peu d'embonpoint, notre éditrice le qualifiait d'obèse avant une drastique cure d'amincissement. Mais rassurez-vous, ce qui a disparu du livre est aussi excellent que ce qui est resté (à mon humble avis).

    Pour aujourd'hui, voilà un petit quelque chose à vous mettre sous la dent... la suite viendra dans les prochaines semaines. Et pendant que j'y pense, je suis bien ouvert à entendre vos suggestions pour le titre et son enrobage graphique!

Glossaire, ou la paternité vue en cinquante mots.

B
baise: objet de mythe ou de légendes (un couple l'aurait déjà fait, en 1985, tout juste dans la salle d'accouchement). Source de crainte pour l'homme que ça ne devienne qu'un lointain souvenir... La peur de l’homme est malheureusement souvent fondée. Sauf pour les chanceux parents monoparentaux qui eux, peuvent le faire trois fois dans la même journée lorsque ce n’est pas leur semaine de garde… Maudits fendants!
bave: substance gluante avec laquelle le bébé trace son territoire. D'une quantité industrielle lors des percées dentaires, le vêtir de deux bavettes n'est pas un luxe pour ne pas qu'il se noie dans sa salive.
beaux yeux (ou cute-attitude: simagrée affichée par un enfant pour accentuer un effet mignon lorsqu'il plisse les yeux. Souvent exagérée jusqu'à ne plus voir l'œil, la grimace tourne vers un air malin. Loin d'être naturel, on ignore l'origine de cet attrait, mais les experts suspectent un bébé en 1246 qui aurait souri tout en croquant dans un citron.
berceau: lit compact s’insérant parfaitement au pied de celui des parents. Ceux-ci économisent ainsi de précieuses secondes dans leur nuit lors des premières semaines avec leur bébé. En contre partie, la nuit, il est une source importante de dangerosité pour la grosse et la petite orteil.
bobo: marque apparaissant de plus en plus fréquemment au fil du temps. À un ratio de plus de cinq par jour, le bébé devient alors physiquement un enfant. Souvent, le bobo est invisible à l'œil de l'adulte, seul l'enfant détient les capacités bioniques de le détecter.
boire: activité journalière presque unique pendant plusieurs mois (voir dormir). Vous le ferez les yeux fermés après un certain temps, littéralement.





lundi 6 juin 2011

L'avenir d'un nono

  Depuis plus d'un an je décris cette vision d'un parent nono devant ce nouveau rôle et toutes mes découvertes. Ce fut un exutoire incroyable qui a permis aussi de vous toucher et de vous faire rire, chers lecteurs.

 Dorénavant, je concentre mes efforts sur la prochaine étape: la conquête du monde! Je souhaite propager mes précieuses expériences à tous ces pauvres papa-nono, seuls dans ce monde cruel qui les laissent à eux-mêmes. J'avoue qu'en publiant un livre j'assouvirai un vieux fantasme: détenir mes écrits dans une version reliée avec une jolie couverture.

 Je consacre alors mon été à ma famille et à l'amélioration de mes textes. J'espère vous revenir à l'automne avec mon livre (édité ou non) contenant pleins de bonus (illustrations, la vision de l'enfance d'un monoparental...). Puis, si Elliott me ressource suffisamment, je continuerai la vie d'un pas-si-nouveau papa, mais qui se considère encore nono.

Merci de m'avoir lu et encouragé.
Matthieu

Le voilà qui découvre la "technologie" du djembé,
les cheveux au vent... s'il aurait pu y entrer, il l'aurait fait.

dimanche 5 juin 2011

Le Grand explorateur: Allez hop, cascade!



Journal de bord d'Elliott Turgeon
28 mai 2011

   Je ne le vous cacherai pas, j'aime grimper.
 Les cascades, ça me connaît et j'adore faire frémir mes parents lors de mes plus belles cabrioles. Vous devriez voir leur visage lorsque je me tiens debout sur ma chaise berçante. Je crois que derrière leurs craintes ils saisissent l'aspect grisant de cette position non-sécuritaire. Il fait bien avouer que les moments les plus jouissifs surviennent lorsque notre coeur palpite rapidement. Non? C'est seulement moi? J'en crois rien, je le sens bien que mon père me comprend.

 Il a cependant moins apprécié ma dernière aventure dans ce qui eux appellent "ATTENTIONlesescaliers". À chaque fois que je m'approche de cette pente, ils accourent. Et j'ai saisi pourquoi ils sont d'autant plus apeurés lorsque c'est descendant... c'est douloureux lors de l'atterrissage.

 Mon papa devra accepter que son idée ingénieuse de placer une chaise afin de m'en bloquer l'accès s'avérait plutôt futile. Je dirais même qu'elle m'était aguichante. Pourquoi me la disposer à la portée de la main si ce n'est pas pour y jouer?

Bref, j'ai profité d'un dixième de secondes d'inattention (bande d'irresponsable) pour tenter le surf sur le ventre. J'ai effleuré la chaise qui est parti sur le champ dans sa descente... Je l'ai suivi instantanément à l'arrière dans sa course. Je n'avais pas prévu toutefois que je la dépasserais à mi-parcours et qu'elle se vengerait à l'arrivée en me sautant au visage. Quelle mauvaise perdante. Elle a profité du moment où j'embrassais la céramique du plancher pour vicieusement me surprendre à l'arrière.

 Pour ajouter à mon mal, ma mère me tiraillait d'un linge humidifié avec des aiguilles, du moins c'est ce que je sentais sur mon front au contact de sa "glace"! J'ai entendu la foule attroupée tout autour  annoncer quelques minutes plus tard: "Heureusement il y a eu plus de peur que de mal"
   
PARDON? Permettez-moi d'en être le seul juge! Désirez-vous tenter l'expérience?


 Moi, je n'en ai pas perdu l'instinct pour autant d'explorer d'autre sommets... ou d'autres glissoires. Avis à mes parents, vous avez intérêt de demeurez à l'affût de mes prochaines escapades; partout où le félin va, j'irai. Depuis que peux le tirailler, il me tient enfin en respect. Vous savez, je l'ai bien vu l'autre matin sauter sur le dessus de votre antre à nourriture, le "réfrigérateur"... il me tarde d'essayer.

Elliott

Quelques minutes avant ma cascade, ça manquait de challenge...